5 Oct 2014
Publié par kark dans la catégorie construction

Une très longue interruption des émissions, due en partie à quelques problèmes de santé familiaux sur lesquels nous en nous étendrons pas (ici !).

Vue_dessusDu coup, pas de sortie avec Illamboa cet été, pas de photos, pas d’histoires…

Coque_a_peindre L’annexe, elle, avance doucettement au rythme des envies et du temps libre. En fait elle est quasiment achevée. La série de photos ci-dessous vous permettra de découvrir l’état actuel du bateau juste avant peinture, le dernier travail un peu important à faire avant la pose d’un taquet sur la plage avant (enfin, plutôt la plagette, voire la plagicule ou encore la plagiculette…) et de deux supports de dames de nage sur les cales latérales.

Le bateau pourra être remorqué grâce au trou dans la marotte et aux deux filières pratiquées sur les côtés juste sous le liston. L’idée est de pouvoir stabiliser le bateau en remorque courte, en appui sur la chaise moteur par exemple. On fera des photos à l’usage… si ça fonctionne !

La cale de renfort du trou de godille a été calculée pour permettre de supporter les vis de fixation du moteur. C’est vrai quoi, avec l’âge, il faut savoir profiter du moteur hors bord électrique, y compris sur l’annexe. Illamboa va devenir un vrai yacht !

 

Le pied du (futur) mat et le trou du bouchon de nable avantmarotteLes deux caissons de flottabilité avant et arrière ont été remplis au mieux avec quelques matières flottables et imputrescibles puis soigneusement fermées à l’époxy. Pour éviter tout désagrément futur, deux bouchons de nable ont été prévus de façon à pouvoir évacuer l’eau qui pourrait très malencontreusement s’y être glissée.

Une vue de l'arrière (les caissons ne sont pas fermés)

Une vue de l’arrière (les caissons ne sont pas fermés)

Enfin, deux cales  prolongent la serre-bauquière en arrière du banc central de façon à pouvoir fixer les supports de dame de nage.

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5 Mai 2014
Publié par kark dans la catégorie construction

Allez hop, deux photos seulement pour voir comment ça avance…

bancL’enduction résine de l’intérieur a été réalisée ainsi que la pose (provisoire) des serres de bancs et du banc central. LE puits n’est pas fixé mais simplement présenté en place.

banc2

 

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2 Mai 2014
Publié par kark dans la catégorie construction

Après le retournement, les différents clins ont été collés entre eux avec de jolis joints congés à l’extérieur de la coque mais aussi à l’intérieur histoire de bien protéger les chants de contreplaqué. Ensuite, place aux structures intérieures et aux aménagements, beaucoup plus succincts que pour Illamboa, c’est sûr.

courbe_et_cloison La structure est simple dans son principe : une membrure centrale qui remplace le gabarit, deux cloisons transversales qui délimitent deux volumes de flottabilité (au cas où) et une serre bauquière au niveau du livet.

Pour le moment, la membrure et les cloisons ont été tracées, découpées, assemblées, ajustées et collées au bateau.

arriereLa membrure est en 5 parties de façon à ce que le fil du bois suive la forme de la coque. Ça ne s’est pas trop mal passé avec juste un peu d’improvisation pour l’enfoncement des vis de renfort assemblant les parties entre elles. Lors de l’ajustage de la courbe intérieure, certaines sont limites, une est très enfoncée… Ça fait partie des signes distinctifs de l’engin.

puits-pontageHistoire de conserver la possibilité de doter l’annexe d’un mat et d’une voile (c’est prévu par l’architecte), le puits de dérive a été réalisé et est en cours de finalisation. Le banc central viendra s’encastrer à l’arrière du puits, raison pour laquelle on aperçoit une encoche dans le haut.

Enfin, derniers travaux en date, le traçage, la découpe et l’ajustement du pontage avant. Tout ceci permettant une opération d’enduction résine de l’ensemble de l’intérieur du bateau. C’et fait depuis hier !

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6 Avr 2014
Publié par kark dans la catégorie construction

Le chantier et la sole prépositionnéeUn habitable c’est bien mais quand on veut pouvoir s’arrêter ailleurs que dans une marina ponton, il faut pouvoir descendre à terre sans nager (enfin, nager sous la forme sans aviron…).

Nous avons fait l’acquisition, il y a quelques années d’un canoé gonflable de chez Sevilor en profitant d’un prix intéressant lors d’un salon nautique. C’est une bonne formule car le canoé se manœuvre bien, permet de faire une La sole et un clin en placepetite balade sans trop forcer et en cas de temps un peu venteux, on est quand même plus à l’aise pour avancer que sur un petit boudin classique.

Cela étant, quand on navigue, il faut le dégonfler et le ranger, ce qui sur un petit bateau n’est pas très pratique. Un peu gros pour les coffres de cockpit, un peu mouillé pour l’intérieur…

3 clins en placesur tribordDonc quoi d’autre ? et pourquoi pas avoir une vraie annexe, en bois à trainer. Autant je ne me vois pas tirer un bateau gonflable, autant un petit bateau en bois, même si ça ralentit un peu la marche, ce n’est pas laid et il parait que c’est super pratique (voir ce qu’en disent Jean-Pierre et Anne SOUQUET dans le Chasse Marée n°47).

Donc après quelques recherches et contacts, notre choix s’est porté sur la prame 2,49m proposée par Jean-François GARRY. Histoire de la La coque apparaitfaire rentrer dans le cockpit lors des déplacements routiers, celle que je construit ne fera que 2,30m  de long.

Achat du CP6, du matériel pour faire le chantier et c’est parti.

Après montage du chantier, pose de la sole, puis des clins. Avec seulement 3 points d’appui (sur le tableau, la marotte et le gabarit central), je n’ai pas compris comment brocheter. Du coup, j’ai pris es cotes sur les plans de Jean-François et ajusté sur place. Il y a quelques variations dans les niveaux de recouvrement, mais dans l’ensemble, cela à l’air de fonctionner.

Après collage des clins coque en l’air, le retournement laisse apparaître un joli petit bateau, qui n’a pas l’air trop tordu, même si le clin supérieur dessine une courbe pour le moins original dans sa partie arrière… Comme ça on ne pourra pas le confondre avec un autre !

La suite au prochain numéro avec la réalisation de la membrure centrale.

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22 Sep 2013
Publié par kark dans la catégorie navigations

Profitant de l’embellie inespérée (quand on repense au moins de juin) de l’été, nous avons bien profité d’Illamboa avec un programme axé sur la Bretagne Sud de Lorient à Loctudy. L’occasion de découvrir peu à peu les possibilités du Maumusson, son habitabilité (à deux c’est impeccable), l’adéquation (ou non) des choix que nous avons faits et des dernières modifications.

Après quelques petites retouches de peinture que nous n’avions pas eu le temps de faire à la fin de la semaine du Golfe, nous avons mis le bateau à l’eau à Port Louis le 2 août. Gréement toujours sans problème et descente du bateau un peu mieux contrôlée qu’à Arradon. Le lendemain, une petite sortie jusqu’aux Grands Sables à Groix nous a permis de se faire un peu la main, avec en particulier une opération de mouillage par l’arrière. C’est quand même mieux de ne pas transbahuter l’ancre et la chaine à l’avant et en plus on peut expérimenter l’amarrage en croupiat… ce qui rend le mouillage plus confortable lorsque les vagues ne sont pas alignées avec l’axe du bateau sur son ancre.

DoëlanPremière étape : Port-Louis – Doëlan (13 milles)

Partis le dimanche matin vers 10h30 de Port Louis après avoir complété la cambuse et racheté du gaz, nous avons été un peu secoués avec une petite houle de 1m ou un peu plus et une mer de face au près jusqu’à la pointe du Talus. Puis notre route étant plus Nord, nous avons pu abattre un peu. L’arrivée à Doëlan a été un peu mouvementée. La mer et la vitesse du bateau  nous faisant rater le corps mort dans l’avant port. Un coup de moteur a permis de rattraper le coup avant de trouver place au calme au fond du port.

Nous aimons tellement Doëlan que nous y sommes restés un jour de plus que prévu… Il faut dire que le lendemain, le vent s’était nettement levé, beaucoup plus que prévu. Nous en avons profité pour aller découvrir l’épicerie  des 4 vents, à 2km par la cote.

Deuxième étape : Doëlan – Port en Belon (7 milles)

Port en BelonPetite étape tranquille pour remonter tranquillement vers le Nord. On a pêché un beau maquereau sur la route. L’occasion de tester une petite recette ; le maquereau cuit à l’eau de mer. C’est très bon et en plus ça dégraisse un peu le poisson. Faut juste penser à récupérer de l’eau avant de rentrer au port…

Petite balade en soirée avec le canoë gonflable qui nous sert d’annexe dans l’anse de Lanriot.

Troisième étape : Port en Belon – Concarneau (13 milles)

Le Corentin en route vers les GlénanConcarneauDépart vers 8h35 au moteur ; vraiment sympa le moteur électrique dans ces conditions, ça fait tellement peu de bruit qu’une sterne s’est posée quelques instants sur le haut du mat… En dépassant la pointe de Trévignon, on a vu le fond de la baie de la Forêt pleine de voile. Un peu inquiet sur la possibilité de trouver une place au port, jusqu’à ce que ces bateaux nous croisent en direction de Groix… Il s’agissait en fait de la route de l’Amitié, des dizaines de bateaux anciens et moins vieux en route du Cap Sizun au Bono. Faudra qu’on surveille ça !

On a un peu hésité à s’enquiller dans l’anse de Pouldohan plutôt que le port de Concarneau, mais on était un peu juste en eau et en nourriture. Donc Concarneau !

Quatrième étape : Concarneau – Loctudy (12 milles)

le bar de 46 cmPas grand chose à dire. Pas de vent (on a même mis le moteur pour ne pas arriver trop tard à Loctudy… c’est dire). Ah si : un bar de 46 cm (!!!?!!!) est venu se prendre dans la ligne de traine en arrivant sur Loctudy ! Incroyable, je croyais que ce poisson était imaginaire et que seuls les vrais marins pêcheurs arrivaient à le débusquer dans les courants du Fromveur ou du Raz de Sein. Un suicidaire sans doute mais excellent ! Comme notre glacière est petite nous avons été obligé de le manger entièrement du premier coup.

Cinquième étape : béquillage à l’Ile Tudy

Béquillage à l'Ile TudyUn peu d’attente à Loctudy pour permettre aux enfants d’arriver avec le Seil, histoire de randonner à deux bateaux. Après lessive, courses et repos (ce sont les vacances tout de même !), on a décidé de traverser de Loctudy à L’Ile Tudy (ceux qui connaissent apprécieront l’exploit ;-)). L’idée n’était pas de braver un courant terrible ou de traverser au péril de notre vie un bras de mer dangereux, non, simplement de profiter d’une marée basse pour tester le béquillage avec Illamboa. Le temps était pépère, pas de vague et un bout de plage légèrement vaseux mais bien stable tout de même. Le résultat photographique parle de lui-même : le temps de manger, de faire une petite sieste et hop de retour à Loctudy.

Sixième étape : Loctudy – Pont L’Abbé – Pors Keraign sur l’Odet (3 +6 milles)

Etant à Loctudy, bien que le campement familial se trouve sur l’Odet au camping de Pors Keraign , il était tentant de remonter la rivière vers Pont L’Abbé. Le Seil a fait le voyage de l’Odet à Loctudy et après des retrouvailles au port et un peu d’attente de la marée montante, nous avons embouquée la rivière. Très calme, très très calme, l’occasion de vérifier la bonne marche du moteur électrique qui nous a porté tranquillement et sans bruit jusqu’au port en 1h30. C’est plutôt joli, notamment la partie plus encaissée qui est par endroit assez sauvage.

Pont L'Abbé avec le Seil à coupleA Pont L’Abbé, nous avons choisi un bout de quai à droite en arrivant. amarrage, installation (montage de la tente du Seil… vive les habitables !) et déplacement de quelques mètres en avant pendant l’apéro, nous avions sans le savoir pris la place d’un cata sympa. La nuit fut très tranquille, la bateau s’étant posé sur un fond de vase vers minuit et comme nous avions mis une béquille côté bâbord et amarré le mat au quai, on ne risquait rien (ceinture ET bretelles !).

Le lendemain, départ vers 9h avec le jusant, halte devant la plage du Teven, baignade puis poursuite vers l’Odet où nous avons pu profiter d’un corps mort inutilisé.

Septième étape : nuit dans l’anse de Toulven

Odet 3Après une journée de repos, nous sommes partis en soirée avec le flot, vers l’amont de l’Odet. Très peu de vent mais aussi très peu de bateau (juste une vedette) et donc une navigation tranquille qui permet de profiter au maximum du paysage.Odet 4

Arrivé devant l’entrée de l’anse, on comprend ce que veut dire le Pilote Côtier quand il dit qu’elle est discrète ! Mais une fois franchis les premiers coudes, une belle échancrure nous a accueillis pour une nuit très calme dans une nature sauvage avec juste deux bateaux comme nous au mouillage et un héron en train de pêcher. Superbe !

Odet 1Le matin, comme prévu (il arrive que la météo tombe juste…), il pleut, d’abord petitement pendant que nous explorons un peu plus en amont cette belle ria, puis franchement plus fort notamment en arrivant devant Pors Keraign avec une pluie battante à rincer les bateaux !

9 Juin 2013
Publié par kark dans la catégorie navigations

Après les travaux d’hiver, la navigation a repris début mai avec la Semaine du Golfe (http://www.semainedugolfe.com/). C’était un de nos objectifs que d’y participer avec le nouveau bateau. Et cette année, le calendrier était particulièrement attractif avec deux jours fériés dans la semaine.

Donc, après avoir largué les amarres du chantier de la ferme de La Chapelle dans l’Essonne, Illamboa a voyagé sans problème jusqu’à Arradon, bien calé sur sa remorque.

Mise à l’eau en fin d’après-midi à la cale de la Pointe d’Arradon. L’opération de gréement à deux s’est parfaitement déroulée et même le fait de devoir redescendre le mat pour bien ajuster les haubans sur les jottereaux n’a pas posé de problème. Le bateau a glissé dans l’eau, juste un peu vite, et a trouvé une place au ponton à côté de Méaban, premier du nom et de plusieurs Bélougas, série phare de la flottille 7bis option ballade.

Le lendemain, par beau temps et petit vent, route vers l’ile d’Ars pour un pique-nique sur l’eau en regardant de loin la très nombreuse  foule en train d’attendre sa part de paella ; puis départ en tout début d’après midi avec le début de la brise thermique. Quelques manœuvres de prise de cape et une navigation sans histoire avant de retrouver le ponton, bien à l’abri et surtout bien amarré en raison du grand frais annoncé pour la nuit.

Ciseaux  Les trois jours suivants, nous avons assuré le coup en traçant la route en flottille:

  • Saint-Goustand’Arradon à Saint-Goustan via la pointe du Blair et une barge ostréicole proposant une dégustation d’huitres. Avec un vent bien établi 4 à 5 dans le courant de la Jument,
  • de Saint -Goustan au Logeo, via Larmor Baden (1h pour passer la pointe de Berder…) et le nord de l’Ile aux Moines. Entre Holavre et le Logeo, le vent était plutôt un bon 5-6 de sud Ouest, donc au près, ce qui a permis de constater qu’Illamboa étale bien et que le safran est résistant (il est vrai cependant que la mer dans le golfe est peu formée…).
  • Le Logeodu Logeo à Larmor Baden, petite étape avec trempage d’équipier sur Creizic (il fallait aller voir un petit panneau sur la côte sud et on a failli s’échouer…) et à la pointe sur de Berder où il faut arrondir un peu la pointe sous peine de se retrouver bloqué par le courant sur les cailloux (on le saura maintenant !).

Le temps étant vraiment par sûr comme dirait Jimeu, on a sorti le bateau de l’eau à Larmor Baden le lendemain matin. Il a découvert le dimanche sa nouvelle résidence dans les terres bretonnes, en attendant de retrouver l’eau salée, sans doute au mois de juillet.

Bilan très positif :

  • concernant les travaux hivernaux. Le circuit d’écoute de foc est correct et rend la manœuvre de virement de bord nettement plus aisée. Les divers équipets sont bien pratiques. Les modifications mineures de gréement sont opérationnelles. Reste sans doute à faire évoluer le transfilage sur le mat vers des colliers avec boules de racage, histoire de moins s’embêter en cas de prise de ris.
  • le bateau est toujours aussi vivant et sain, même dans les courants, même par vent fort
  • on peut passer trois jours à trois sans que ça soit insupportable, y compris lorsque le temps s’abeurnaudit

Si vous souhaitez voir Illamboa en action, il y a au moins deux photos prises par des photographes présents pendant la semaine. Profitez en pour découvrir les autres clichés qui valent souvent le détour ! Si vous avez repéré d’autres clichés, n’hésitez pas à nous faire signe.

19 Jan 2013
Publié par kark dans la catégorie construction

Le début de l’année c’est l’occasion de souhaiter à tous ceux que l’on aime tous nos vœux de bonheur et de santé. Nous y ajouterons une pointe marine en espérant que 2013 vous permettra de réaliser toutes vos envies de navigations et de constructions nautiques.

Pour notre part, on se prépare… doucement car c’est un peu dur de s’y remettre. On apprécie finalement que le bateau soit achevé et de pouvoir se dire, lorsque le week-end arrive, qu’on a pas à charger la voiture et aller travailler dans le froid et l’humidité. Il faut dire qu’avec plus de 5cm de neige dans le jardin , on n’a pas vraiment envie de sortir…

Cela étant, une saison de navigation ça se prépare. Les 3 semaines passées cet été à découvrir Illamboa sur l’eau nous ont aussi ouvert les yeux sur quelques améliorations possibles des aménagements intérieurs, extérieurs et du gréement. Petit tour de piste :

à l’intérieur

Peu de choses majeures mais quelques bricoles que nous espérons plus pratiques :

  • le tiroir a été rehaussé de quelques centimètres, histoire de pouvoir laisser la bouilloire à poste sur le réchaud. Ça n’a l’air de rien mais c’est très important !Equipets de descente
  • les planches de couchettes bâbord et tribord ont été découpées et les coussins divisés de façon à pouvoir accéder aux différents coffres sans avoir à soulever toute la rangée. La couture est en cours.
  • de chaque côté de la descente, nous avons fabriqué des équipets pour placer la VHF, les jumelles, le compas de relèvement et toutes ces petites choses qu’il faut avoir à portée de main en navigation. Cet été, c’était un peu en vrac dans le tiroir… pas très pratique. Il reste à fixer les équipets et à réaliser une planche pour faire un équipet à cartes et autres docs à bâbord.

dans le cockpit

  • le circuit d’écoute de foc se précise avec la fixation des filières sur les passavant et surtout la réalisation d’un trou dans chaque hiloire pour permettre le retour des écoutes dans le cockpit avec une poulie plat pont de renvoi et un taquet coinceur. Ce sera beaucoup plus pratique et efficace que l’utilisation des taquets arrières, surtout lors des virements de bord.

dans le gréement

  • nous avons découpé et cousu une pièce en gros cuir pour éviter lTaquets de pices grincements de l’encornât de bôme contre le mat (et réduire accessoirement le ragage et l’usure que cela entraine). On en a profité pour faire un peu de matelotage pour rendre plus facile le blocage de l’encornât.
  • le taquet de drisse de foc placé beaucoup trop haut s’est fendu en raison de l’appui de l’encornât lorsque la voile s’ouvre au portant. Il a été démonté et sera remplacé et positionné sur une cale plus bas sur le mat, comme les deux autres taquets de drisse.
  • deux petites pièces en acacia ont été réalisées (voir photo). Elles serviront à bloquer la pantoire de pic. Pour ne pas percer le pic et éviter ainsi de l’affaiblir, ces taquets seront fixés avec une surliure.

et le safran ???

Last but not least… c’est le gros boulot qui reste à faire, pour l’essentiel…

  • la lame provisoire en CP15 a été doublée par deux plaques de CP5 ce qui porte l’épaisseur à 25 mm, valeur maximale pour faire passer l’engin entre les deux mâcPelle de safran en collagehoires du fémelot inférieur. Le collage est fait, reste à raboter et poncer pour lui donner une forme d’aile d’avion (enfin ce qu’on pourra faire de plus approchant)
  • la tête de safran est découpée d’un côté (pour éviter de ne plus avoir de point de repère sur la position de l’axe de rotation en particulier…). L’idée est de remplacer la joue par deux pièces de CP10 collée l’une sur l’autre avec sans doute un renfort en fibres de verre. La pièce intérieure vient tangenter l’intérieur de la mâchoire du fémelot, la pièce extérieure fait le raccord avec le reste de la tête. Enfin, ça c’est la théorie. On va voir à l’usage ce que donnera la pratique.

 

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15 Sep 2012
Publié par kark dans la catégorie navigations

La bateau a retrouvé son élément de destination au même endroit que le baptême : la cale de Saint Cado sur la ria d’Etel. L’occasion de tester le matage à deux et de constater que si la technique est raisonnablement au point, une identification correcte des haubans est indispensable…

Mise au point

Nous avons profité d’un des deux corps morts proposés par le camping de St Cado.

Quelques sorties dans la ria, nous ont permis de naviguer enfin à la voile.

Nous avons ainsi pu mettre au point la fixation de la voile et de la patte d’oie sur le pic, tester les prises de ris avec un vent parfois bien établi. Il a également fallu trouver une solution pour empêcher la bôme de monter le long du mat lors de l’établissement de la grand voile, ce qui ne permet pas un bon étarquage du bord d’amure d’icelle.

Nous avons surtout constaté qu’Illamboa est un très bon bateau qui avance bien, réagit sainement dans les risées, est assez sensible au réglage des voiles et à la bonne adéquation entre la force du vent et la taille de la voilure (il ne faut pas hésiter à prendre des ris mais également à les larguer si le vent mollit).

On a également lesté le bateau avec une petite centaine de kilos de bon sable emprunté à la plage entre le Magouër et le sémaphore de la barre d’Etel. Les sacs que Fabienne a réalisé dans un vieux tapis de sol de tente, bien qu’un peu fragiles, sont impeccables. 6 sacs de 16-17kg ont ainsi trouvé place dans le coffre devant le mat, ce qui contribue à l’équilibre longitudinal.

Croisière

Après ces quelques jours fort sympathiques, bien que parfois humides, nous avons fait notre première CROISIÈRE !

Saint Cado – Étel (3 milles)

Après avoir chargé la cambuse et les effets personnels au quai (manœuvre au cours de laquelle nous avons un peu écorché le bateau contre un autre en ressortant de derrière la digue de Saint Cado. Manœuvrer au moteur entre les aussières qui traînent dans l’eau, dans un espace réduit avec un peu de vent nécessite quelque apprentissage…), nous avons attendu le bon moment pour partir.

Pour commencer, on est sorti de la ria par la grande porte. Le courant de Pont Lorois fut brillamment négocié à l’étale de basse mer. Le courant est ensuite revenu face à nous mais le vent était suffisant pour l’étaler même au près.

où est le photographe ?

Étel – Port-Louis (13 milles)

Une nuit à Etel, histoire de commencer à prendre goût au confort et nous avons passé la barre sans problème, piloté à vue par le sémaphore à la VHF. Il faut quand même dire que le temps était très beau avec quasiment pas de vagues… Autant dire que de barre, on n’a vu que la réputation !

Puis direction Lorient (ou plutôt Port-Louis) après avoir hésité à filer sur Groix, jusqu’à ce que la VHF nous annonce à 14h que Port Tudy était complet !

Direction Port-Louis avec en cale 3 maquereaux pêchés à la traîne. Le repas du soir était assuré !

Port-Louis Kernevel (4 milles)

lendemain, tentative de départ mais pétole molle dans le chenal ouest, demi-tour et changement de port, Kernevel étant plus proche d’un shipchandler pour faire l’acquisition d’un petit pot de peinture noire pour recouvrir l’accroc du départ… Course, travaux et repos.

Kernevel – Doëlan (13 milles)

Le 9 août, départ vers l’ouest nord ouest, direction Doëlan dans un premier temps, avec pointe à 6 nœuds sur le fond (mesuré au GPS du moteur) et prise de cape le temps d’une trempette en plein milieu avec photo du bateau et de la dérive . Escale repos et crêperie. On n’a même pas eu à béquiller, du coup on ne sait pas si ça marche.

Doëlan – Penfret – Port en Belon (environ 30 milles)

Le lendemain, très grosse journée avec un très long bord jusqu’aux Glénan, un mouillage derrière Penfret (petite baignade) et retour vers Port Belon. Pétole grave en vue des côtes, bords pénibles pour essayer de toucher un peu d’air, re-pétole re-air très faible… pour finir par remonter la rivière de Belon au moteur à 23h avec seul le feu bâbord en état de marche… Il n’empêche que c’est là qu’on apprécie le moteur électrique pour profiter du calme de l’instant. Cuisson des pâtes à minuit (avec 50% d’eau de mer, c’est trop salé !) et dodo à suivre.

Port en Belon – Port-Louis (20 milles)

Le samedi 11, lever tôt, arrêt pipi et eau au quai de Port Belon et départ vers 8h30-9h… Vent faiblard qui a été en mollissant jusque devant Doëlan (où nous avons un temps envisagé de nous arrêter histoire de ne pas réitérer l’arrivée de nuit). Mais conformément à la météo annoncée, le vent vire lentement mais sûrement de l’est à l’ouest en passant par le sud en se renforçant progressivement.

Passée la pointe du Talus, nous nous sommes retrouvés dans un bon 3 au grand largue. Premier ris pris, puis un peu plus loin, second ris dans un bon 4 avec clapot très sensible pour notre petite embarcation. C’est en reprenant le bord après le second ris, que la pelle de safran a jeté l’éponge dans un léger départ au lof sur le dos d’une vague. Bizarre comme sensation… Avec 60% de batterie restante (la seconde batterie étant en SAV), une mer agitée, un vent certainement à 4-5 et sans gouvernail on n’a pas hésité très longtemps avant de demander de l’aide à la VHF… Remorquage donc par un voilier sympa d’abord puis par la SNSM alertée par le CROSS (moins sympa la facture !). Retour à Port-Louis un peu piteux mais soulagé tout de même de n’avoir, en plus du safran, que perdu la gaffe dans le cirque.

Final

Le reste de la croisière a été beaucoup plus statique à Port-Louis, port très sympa au demeurant, puisque le temps de refaire une pelle, de la peindre avec la belle peinture noire histoire de protéger un peu le bois et de laisser passer le coup de vent du mercredi et jeudi, nous n’avons pu naviguer que le vendredi dans la rade de Lorient et le Blavet pour essayer le matériel (7 milles tout de même) puis le samedi pour aller jeter la pioche à Groix histoire de constater que l’eau y est vraiment très bonne (12 milles).

Sortie du bateau de l’eau le samedi soir, vidage du lest et remballage du matériel…

Moteur

Le moteur électrique Torqeedo, acheté avec l’aide des amis et parents, est impeccable… enfin presque :

  • nous avions commandé un arbre long et c’est un court qui est arrivé. Nous l’avons installé sur une chaise réglable et finalement ça fonctionne bien.
  • nous avons acheté une batterie supplémentaire pour avoir une plus grande autonomie et une sécurité… grand bien nous a pris ! L’une des deux batteries nous a joué des tours tout au long du parcours en refusant de fonctionner malgré un renvoi au SAV. Et comble du sort, elle fonctionne à nouveau à la maison… très utile !
  • par contre, quel plaisir de pouvoir rentrer dans un port sans faire de bruit et sans odeur désagréable ! Et puis un moteur léger, facile à installer et à enlever qui se range sans problème dans un coffre c’est quand même un sacré avantage.
  • reste à compléter le dispositif pour pouvoir recharger lorsqu’on ne bénéficie pas d’une place au ponton, au mouillage ou dans un port à corps morts. La recharge prend en effet plusieurs heures.

Bilan

Au final, un super bateau avec maintenant une centaine de milles au compteur, avec un safran un peu fragile (mais ça va se résoudre) et un super moteur avec une batterie qui marche quand on n’a pas besoin d’elle et qui est en panne le reste du temps.

On ne regrette rien mais on a une liste de travaux à faire avant de reprendre la mer !

Peu de photos… C’est toujours assez frustrant parce que, même si plein de gens nous ont dit « qu’est-ce qu’il est beau votre bateau » (on leur répondait : « attendez le n°2… »), on a finalement peu d’image de la ballade. C’est difficile de se prendre de l’extérieur. De plus, dans un petit bateau et sur des sorties à la journée, on oublie souvent de sortir l’appareil, un peu occupés que nous sommes à barrer ou regarder les alentours et la carte.

6 Mai 2012
Publié par kark dans la catégorie non classé

Des enfants fantastiques, des parents, frère, soeurs, beaux-frères, neveux, nièces, tante, cousins toujours présents, des amis,des collègues, des copains extraordinaires, tout un monde chaleureux de musiciens, d’épicuriens, de joueurs, de chanteurs…

Un temps typique et vivifiant…

Un lieu unique (la ria d’Etel) raisonnablement abrité où se rencontrent les eaux salées de l’océan avec celles des nuages et des rivières… et un excellent accueil au camping de Saint CADO

Tout cela autour d’un événement peu courant, la mise à l’eau d’un bateau neuf, qui a reçu son nom sous une averse divine en même temps qu’une bouteille fracassée sans hésitation sur son ancre placée à l’étrave.

 

 

Les augures étaient avec nous car, même si Eole a montré son enthousiasme de façon un peu trop marquée :

  • le bateau flotte,
  • il résiste sans broncher à deux nuits agitées amarré à un corps mort,
  • il ne prend l’eau, ni par le bas, ni par le haut
  • il peut se manoeuvrer à la godille même avec un peu de vent et de courant
  • il rentre et sort de l’eau sans difficulté.

Il reste quelques réglages à faire sur le gréement et les techniques d’amarrage mais la construction est validée et nous pouvons aborder sereinement la suite des aventures d’ILLAMBOA. Ce nom , au départ essentiellement descriptif (notre île en bois) a révélé au cours de ce week-end mémorable plusieurs significations insoupçonnées comme « il en boit » de l’eau, du vin et d’la bière…

Un très grand merci à tous ceux qui ont participé, suivi, accompagné cette aventure et son couronnement provisoire dans la ria d’Etel et rendez-vous très prochainement pour la suite du voyage d’Illamboa !

1 Avr 2012
Publié par kark dans la catégorie construction

C’est de saison certes, mais le premier du quatrième mois de l’an de grâce deux mil douze, ça veut dire qu’il ne reste plus que… 27 jour avant la mise à l’eau ! Il faut donc ne plus trop traîner. Avec une vue colonelle du bateau fier comme un bar tabac qui a réintégré sa remorque (c’est une exclu web parce qu’on envisage sérieusement de le dissimuler aux regards avant qu’il ne touche l’eau salée…), un petit état des travaux des dernières semaines .

Exclu web : le bateau en grand sur sa remorque !

Le puits de dérive sera bien fermé pour la mise à l’eau

Tant mieux parce que sinon, on n’aurait plus qu’à attendre la marée basse pour le sortir du fond. Après plusieurs hésitations, le système de remontée de la dérive est enfin en place. Une première démultiplication s’effectue directement dans le puits. Ensuite, on attaque un palan à quatre brins qu’on ne voit pas sur la photo  car il est derrière la courbe bâbord lorsque la dérive est haute, ce qui est le cas quand le bateau est posé. Puis, le tirant du palan monte à la verticale en traversant… la traverse au niveau du couple 7 pour aboutir dans le cockpit sous le pontage bâbord. Une poulie encastrée dans un petit tasseau permet le dernier virage vers le taquet coinceur situé en bas de l’angle formé par l’hiloire bâbord et la cloison du rouf. On peut éventuellement imaginer en cas d’envahissement important du cockpit, au-dessus des bancs, quelques gouttes trouvent un chemin vers la couchette cercueil en suivant le bout, mais normalement cela devrait rester raisonnablement hors d’eau.

Une fois ce palan bien en place, la partie inférieure du puits a été soigneusement refermée avec moult joint de collage et d’étanchéité dont nous verrons bien dans 4 semaines si c’est efficace… Sinon, à quoi ça servirait qu’on ait installé une belle pompe de cale. Je vous le demande.

Le bois apparent se vernit à vue d’œil

Le temps ayant décidé de s’installer clément, nous avons joyeusement attaqué la dernière finition importante, à savoir le vernissage des hiloires (il y en a déjà quatre couches sur la photo) et de diverses autres pièces, comme le safran, les fargues, les barrots de la cabine et la marche de descente. La belle couleur blonde prise par le bois nous conforte dans le choix de cette finition même si elle est un peu plus exigeante que la peinture (il faut compter au minimum 6 couches…).

La quille est protégée

Avant de remonter le bateau sur sa remorque, on a posé la bande molle (en fait, un ensemble de 4 bandes en laiton), vissée sur la quille de façon  prendre les chocs contre le fond (en cas d’échouage surtout, on évitera si possible l’échouement !). Les pâtés blancs correspondent au fait qu’on a enduit les vis de mastic pour limiter le mouillage du bois dans les trous. Seul bémol : on a posé la bande le bateau penché et elle n’est pas très centrée au niveau de l’étrave. Pourtant, ça paraissait bien…

Les cales-pieds sont finis

On a trouvé une mèche à bouchons pour fabriquer des petits cylindres de bois qui servent à remplir les trous de fixation  (cf. photo). C’est pas très économe en bois car on fait quasiment deux fois plus de copeau que de tapon, mais le résultat est plutôt chouette. On regrette de ne pas avoir investi plus tôt : c’est beaucoup mieux qu’un remplissage à la colle.

A suivre :

…le collage des différentes pièces rapportées sur le mât (qu’il faut donc rapatrier à la maison pour cause de déficit thermique) et la finition des espars (ponçage et imprégnation). Ensuite on montera le mât pour régler les éventuels (gros) problèmes de hauban, les réglages seront affinés en navigation.

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